Rencontre Ingénieuse : Marylène Ingénieure Consultante en management de projets industriels
Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Marylène, Ingénieure Consultante en management de projets industriels. Après 23 ans de carrière, dont 10 chez AptiSkills, Marylène en est un bel exemple : chaque mission reste pour elle une occasion d’apprendre, de partager son expérience et de sortir de sa zone de confort. À travers cette interview, elle revient sur son parcours, l’évolution de ses priorités et la manière dont elle continue à apprendre, transmettre et évoluer avec AptiSkills.
Qui es-tu aujourd'hui ?
Je suis Marylène, Ingénieure Consultante en management de projets industriels, dans des environnements complexes et internationaux.
J’ai une double formation : ingénieure généraliste BTP à HEI, avec une partie de mon cursus à McGill au Canada, et un Mastère Spécialisé Entreprendre à l’EM Lyon.
J’ai aujourd’hui 23 ans d’expérience, dont tout juste 10 chez AptiSkills.
Si tu repenses au début de ta carrière, qu'est-ce que tu recherchais avant tout ? Et qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ?
Dès le lycée, je rêvais de travailler sur de beaux projets de construction à l’international. J’étais très intéressée par l’architecture, mais pas assez artiste ! J’avais surtout envie que mon travail me fasse voyager et me permette de découvrir beaucoup de choses.
J’ai donc choisi mes études dans ce sens.
Rapidement, les défis techniques et organisationnels, ainsi que les enjeux liés au développement durable, m’ont davantage intéressée que les seuls aspects visuels et architecturaux.
Aujourd’hui, concilier ma vie personnelle et ma vie professionnelle est devenu l’une de mes priorités. Dans mon travail, je recherche avant tout des sujets qui m’intéressent et qui ont du sens pour moi, tout en continuant à faire de nouvelles découvertes, à échanger, à apprendre et à transmettre.
Avec l'expérience, qu'est-ce qui compte aujourd'hui pour toi lorsque tu choisis une nouvelle mission ou une nouvelle étape de ta carrière ?
Aujourd’hui, lorsque je choisis une nouvelle mission, plusieurs critères entrent en compte.
Le premier, et il est non négociable, est qu’elle puisse se concilier avec ma vie privée, notamment en me permettant d’emmener et/ou d’aller chercher ma fille à l’école la moitié de la semaine. Cela signifie idéalement travailler à moins d’une heure de mon domicile et, si possible, bénéficier de télétravail.
Je recherche également une dimension internationale, que ce soit à travers les équipes avec lesquelles je travaille ou des pièces de marché en anglais. J’aime aussi évoluer sur des projets complexes, notamment sur le plan technique ou dans la gestion des interfaces. Avec l’expérience, je me suis aussi davantage tournée vers les dimensions transverses des projets, comme l’organisation, la qualité ou la gestion des risques.
Le sens du projet compte également beaucoup pour moi. J’apprécie de contribuer à des projets dont je peux percevoir concrètement l’utilité et l’impact sur mon environnement, mon pays ou, plus largement, les biens communs. C’est notamment ce que je retrouve dans les projets industriels : ils participent à une activité économique, créent du travail et peuvent donner naissance à des produits qui seront ensuite utilisés ou exportés.
J’ai par exemple travaillé sur une usine de médicaments dont je retrouvais ensuite les produits dans l’armoire à pharmacie de mes parents, et qui étaient exportés partout en Europe et dans le monde. Voir très concrètement ce à quoi mon travail avait contribué était particulièrement gratifiant.
Aujourd’hui, AptiSkills est à l’écoute de ces différents critères et me permet de rebondir sur des opportunités qui correspondent à mes attentes, notamment des projets complexes et internationaux en France, généralement à moins d’une heure de chez moi.
Qu’est-ce que la diversité des missions chez AptiSkills t’a apporté au fil de ton parcours ?
La diversité des projets, des équipes, des clients et des postes que j’ai connus au cours de ma carrière a été une grande source de richesse. Elle m’a permis de découvrir et d’évaluer différentes façons de travailler, de confronter plusieurs approches et, progressivement, de développer une vision plus globale des projets.
À chaque nouvelle mission, je quitte ma zone de confort. J’ai toujours besoin d’une période d’adaptation pour apprendre à connaître mes interlocuteurs, leur vocabulaire, leurs abréviations et, plus largement, l’environnement du projet.
Avec l’expérience, j’ai développé mes propres méthodes et outils pour m’adapter plus rapidement. Et j’apprécie toujours autant ce challenge.
Dans une équipe projet, mixer des personnes internes, qui connaissent très bien l’entreprise et son activité, avec des externes, qui apportent un regard neuf, critique et nourri d’autres expériences, me paraît d’ailleurs assez idéal en matière de créativité.
Avec les années, ton rôle a-t-il évolué de « faire » vers « faire et transmettre » ? Comment cela se traduit-il concrètement ?
Oui, même si je parlerais plutôt d’échange : faire, transmettre et continuer d’apprendre. Les technologies évoluent vite et les plus jeunes ont, eux aussi, leurs propres expériences et connaissances à partager.
Sur mon précédent projet de Data Center, en tant que Quality Manager, j’ai par exemple animé plusieurs ateliers de formation et transmis des outils et des méthodes de travail à mes collègues.
Durant mes rares périodes d’interprojet, j’en profite également pour échanger avec d’autres Ingénieurs Consultants et avec les équipes support, afin de mieux comprendre ce qu’ils font et leurs façons de travailler. Ces échanges sont toujours l’occasion d’acquérir de nouvelles connaissances que je peux ensuite mettre à profit dans mon travail, comme Power BI aux côtés de Nathan, Chef de Projet BI & Data, certains outils de communication avec Emma, Cheffe de Projet Communication, ou encore l’utilisation de l’IA et les approches commerciales avec Paul et Brieuc, Ingénieurs d’Affaires.
Et finalement, est-ce que transmettre aux autres te permet aussi de continuer à apprendre ?
Oui, parce que la transmission est avant tout un échange. Lorsque je partage une méthode, un outil ou une expérience, la personne en face apporte aussi son propre regard, ses connaissances et parfois une autre façon de faire.
C’est justement ce qui est intéressant : même avec de l’expérience, on continue à apprendre des autres. La transmission ne fonctionne pas dans un seul sens.
Comment les échanges avec ton Ingénieur d’Affaires accompagnent-ils l’évolution de ton parcours ?
En cours de projet, j’échange régulièrement avec mon Ingénieur d’Affaires sur ce qui me plaît dans ma mission, mais aussi sur les difficultés que je peux rencontrer, qu’elles soient liées à l’organisation, aux connaissances, aux outils ou directement au client.
Et lorsque le projet touche à sa fin, nos échanges évoluent naturellement vers la suite : ce que j’ai envie de retrouver dans une prochaine mission, mais aussi les nouveaux sujets ou environnements que j’aimerais découvrir.
Ces échanges me permettent de partager mes envies au fil de mon parcours et de réfléchir aux prochaines opportunités qui pourraient y correspondre.
Ils me permettent aussi de garder un lien avec la vie de l’agence et de suivre les projets de développement d’AptiSkills.
Si tu devais terminer cette phrase : « Pour moi, avoir de l'expérience, ce n'est pas être arrivé au bout, c'est… »
Peut-être avoir davantage de « monnaie d’échange » pour choisir ce que je souhaite faire et continuer à apprendre, en échange de l’expérience que je peux apporter.
C’est aussi mieux anticiper et prendre davantage de recul face aux situations.
Plusieurs fois, j’ai entendu des collègues dire : « Oh, je n’ai jamais connu un projet aussi… » ou « Je n’ai jamais connu pire ! ». Eh bien, je peux parfois leur répondre : « Moi, si… et je m’en suis sortie plus forte ! ».
Avec le recul que tu as aujourd’hui, quel conseil donnerais-tu à un jeune ingénieur qui débute sa carrière ?
Fais-toi plaisir !
Faire ce qui nous plaît, tout en respectant nos valeurs, est plus motivant et nous aide à donner le meilleur de nous-mêmes dans la durée.